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Cafés-débat « Science & Société »

Avec 48 % de sa population ne possédant pas la nationalité luxembourgeoise (STATEC 2018), le Luxembourg est un très bon cas d'étude pour analyser les attitudes des individus par rapport à l'intégration.

Pour comprendre les relations actuelles entre les groupes majoritaires et minoritaires au Luxembourg, il convient de s'attarder sur l'histoire migratoire du pays. Au XIXe siècle, le développement rapide de la sidérurgie et l'augmentation de la demande de main-d'œuvre qui l'accompagnait engendra l'arrivée de travailleurs étrangers, notamment des Italiens, travaillant dans les mines et les aciéries (Kirps et Reitz, 2001).

Si on la compare aux autres pays européens, la composition de la population immigrée au Luxembourg est unique, la majorité provenant des pays voisins et du reste de l'UE (Fetzer, 2011). Par ailleurs, ce groupe est essentiellement composé de résidents européens et catholiques romains, culturellement et religieusement proches de la population native. Les principaux groupes sont les Portugais, suivis des Français, des Italiens et des résidents originaires des autres pays limitrophes (Belgique et Allemagne).

En conséquence, des questions relatives aux conflits inter-groupes ainsi qu'à la cohésion et l'inclusion sociales ont surgi au Luxembourg comme dans la plupart des pays occidentaux qui ont aussi été confrontés à une vague importante d'immigration depuis le début du XXe siècle. Pour ces raisons, les attitudes à l'égard de l'intégration et de l'immigration en Europe méritent une attention toute particulière, tant d'un point de vue théorique que politique.

Composition du panel

Intervenant principal

    Marie-Sophie Callens, Docteur en Sciences sociales KU Leuven

Participants à la table ronde

  • Sylvain Besch, Responsable du Centre d'études et de formation interculturelles et sociales
  • Paul Galles, Coordinateur bénévolat solidaire Young Caritas
  • Laura Zuccoli, présidente de l'Association de soutien aux travailleurs immigrés (ASTI asbl)
  • Marie Valentova, chercheuse LISER

Modérateur du débat

    Hubert Gamelon, Journaliste, Le Quotidien