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07 Oct 21 | News

Le LISER publie un rapport sur la problématique du logement abordable au Luxembourg

L‘étude analyse l’évolution du taux d’effort des ménages résidents du Luxembourg selon leur mode d’occupation et leur niveau de vie entre 2016 et 2019

L'Observatoire de l'Habitat, un projet du Ministère du Logement réalisé en collaboration avec le LISER, publie ce jeudi 7 octobre une étude sur la problématique du logement abordable au Luxembourg. Dans un contexte de croissance rapide des prix de l’immobilier, la Note 27 constate une aggravation de la situation des ménages locataires du marché privé en ce qui concerne le coût du logement entre 2016 et 2019.

Note n°27 – L’évolution du taux d’effort des ménages résidents du Luxembourg selon leur mode d’occupation et leur niveau de vie entre 2016 et 2019

La Note 27 analyse l’évolution entre 2016 et 2019 de l’effort consenti par les ménages privés résidant au Luxembourg pour payer leur logement, sur la base de données issues de l’Enquête Européenne sur le Revenu et les Conditions de Vie (EU-SILC).

Via l’analyse du taux d’effort, qui mesure la part représentée par le coût du logement dans le revenu du ménage, la Note 27 montre que les propriétaires avec emprunt et les locataires du marché privé – deux catégories qui ensemble représentent 6 ménages sur 10 en 2019 – sont soumis aux charges de logement les plus importantes.

La Note 27 montre aussi que les difficultés rencontrées par les ménages pour se maintenir dans un logement semblent s’accroître. Les locataires du marché privé sont les plus affectés par la hausse du taux d’effort moyen entre 2016 et 2019, et particulièrement ceux d’entre eux qui sont les moins aisés et qui ont emménagé le plus récemment dans leur logement. En effet, le taux d’effort des locataires du marché privé a évolué de 31 à 37 % depuis 2016, et atteint même 50% en moyenne pour les 21 056 locataires faisant partie des 20% des ménages les moins aisés.

Ces constats mettent en lumière le contraste entre des loyers qui ont moins fortement progressé que les prix de vente au Luxembourg entre 2016 et 2019, et un taux d’effort qui progresse plus vite chez les locataires que chez les propriétaires. Ce phénomène peut s’expliquer par les différentes conditions de financement des biens entre les deux modes d’occupation. Les propriétaires ont accès à des prêts immobiliers, ce qui permet de limiter l’impact de la hausse des prix récente sur leur taux d’effort, ce qui n’est pas possible pour les locataires. De futures études de l’Observatoire de l’Habitat sont prévues sur cette question.

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