La migration internationale reste largement perçue comme un défi, alors même que les données montrent son potentiel en tant que moteur de développement. Une analyse des projets financés par la Banque mondiale révèle un déséquilibre marqué : l’essentiel des ressources soutient l’accueil des réfugiés, tandis que très peu de financements ciblent la migration économique. Sur les 40 milliards de dollars engagés au cours de la dernière décennie, seule une faible part a servi à mieux préparer les migrants potentiels, à réduire les coûts des envois de fonds, ou à mobiliser les diasporas. Ce déséquilibre reflète à la fois des priorités de financement et une faible demande émanant des pays d’origine.
Pourtant, des initiatives prometteuses — de la formation alignée sur les besoins mondiaux à l’engagement des diasporas — montrent des marges d’action claires. Les agences de développement ont un rôle clé à jouer pour transformer la migration en un levier de développement partagé.









