Ce qui rend les individus plus heureux est une question aux implications profondes pour les personnes, les sociétés et les décideurs publics. Les recherches montrent de manière constante que si les personnes aux revenus plus élevés déclarent généralement un niveau de bien-être supérieur à celui des personnes aux revenus plus modestes, l'augmentation du revenu national ne se traduit pas nécessairement par une population plus heureuse.
Dans les pays à faible revenu, la croissance économique reste un puissant moteur du bien-être, car elle améliore directement les conditions de vie, tout en favorisant la santé et les conditions sociales. À l'inverse, dans les pays à revenu élevé, les progrès du bien-être collectif dépendent moins d'une expansion économique supplémentaire que de facteurs tels qu'une bonne santé, des relations sociales solides et des communautés solidaires.
Ces constats suggèrent que le lien entre l'argent et le bonheur évolue à mesure que les pays deviennent plus prospères. Une fois les besoins matériels essentiels satisfaits, les facteurs non économiques jouent un rôle de plus en plus important dans la qualité de vie.
L'analyse met ainsi en évidence que les déterminants du bien-être varient selon le niveau de développement : la croissance économique apparaît particulièrement importante dans les pays où la pauvreté reste élevée, tandis que dans les sociétés plus prospères, la santé, la cohésion sociale et d'autres dimensions du bien-être semblent jouer un rôle plus central.









