Un nouveau Policy Brief du LISER montre qu’un voyage migratoire sur quatre se termine par un retour au pays, offrant ainsi de réelles opportunités en termes d'économies, de nouvelles compétences, d'idées nouvelles et de connexions internationales susceptibles de renforcer à la fois les communautés et les économies. Toutefois, ces bénéfices ne sont pas automatiques : ils dépendent de l’accueil et du soutien dont bénéficient les personnes de retour.
Les résultats de l'étude suggèrent que la migration de retour pourrait davantage contribuer au développement si certaines conditions sont réunies. Parmi les pistes identifiées figurent la simplification des procédures de création d'entreprise et l'amélioration de l'accès au crédit afin de favoriser l'investissement productif des personnes de retour, la mise en place de programmes facilitant la reconnaissance des compétences acquises à l'étranger et l'adéquation avec les opportunités du marché du travail, ainsi que le développement de données plus complètes et systématiques permettant de mieux identifier les besoins des communautés.
Il est tout aussi important que les politiques soient élaborées avec les personnes de retour et les communautés concernées, et non simplement pour elles, en combinant des données solides avec l’expérience vécue afin de garantir un soutien pertinent et équitable. Des efforts durables et concertés entre chercheurs et décideurs politiques, associés à une évaluation continue, permettront de transformer les bonnes intentions en progrès durables et mesurables pour toutes les personnes concernées.










