Les sanctions sociales, c’est-à-dire les réductions de prestations pour non-respect des obligations de recherche d’emploi, ne se contentent pas d’inciter les individus à travailler. Elles affectent également les partenaires au sein du même ménage, avec des implications importantes en matière de genre et de famille. Lorsqu’un partenaire est sanctionné, sa probabilité de trouver un emploi augmente. Cependant, il existe également des effets indirects : si la personne sanctionnée est un homme, sa partenaire féminine a davantage de chances d'entrer sur le marché du travail ; l'inverse n'est pas observé.
Les sanctions rendent également l’autre partenaire moins susceptible d’être pénalisé par la suite, ce qui suggère que les ménages réagissent en renforçant leur conformité afin d’éviter de nouvelles pertes de revenus. Ainsi, les politiques sociales influencent non seulement les individus, mais aussi les ménages dans leur ensemble, en modifiant l'offre de travail, les rôles de genre et les comportements familiaux. Les sanctions peuvent donc avoir des effets plus larges que prévu. Les décideurs publics devraient dès lors concevoir les systèmes de sanctions en tenant compte des dynamiques au sein des ménages plutôt que de considérer les bénéficiaires comme des individus isolés.









